testizousia

Certaines choses doivent être dites... ou écrites... elles peuvent aussi être lues... et commentées...

23 avril 2008

Sauce de Soja vs Vinaigrette

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Sauce de Soja vs Vinaigrette



Je me régale en cette arrivée du printemps avec le retour des tomates parfumées. Rien à voir bien sûr avec celles "du jardin", mais épluchées et découpées, accompagnées de quelques dés d'avocat et d'un peu de sauce de soja japonaise, elles rafraîchissent agréablement le palais.

 

L'avantage de la sauce de soja par rapport à la vinaigrette, c'est l'apport de protéines. Ce n'est pas l'huile je redoute le plus dans la sauce de salade, mais l'acidité du vinaigre... qui tendait à m'éloigner des crudités.

 

Un estomac fragile, et tout à coup, votre vie bascule. Toutes vos manies alimentaires sont remises en question, certains aliments bannis. J'aimais à une certaine époque mettre presque plus de vinaigre que d'huile dans la vinaigrette, mais plus tard, j'ai eu ma période sauce émulsionnée à la moutarde et au jaune d'œuf, qui n'était pas beaucoup plus digeste. Après avoir mangé longtemps de la salade verte tous les jours, je suis entrée dans une période sans, car moins je consomme de vinaigre, moins je le supporte. Il y a longtemps que je suis passée au vinaigre balsamique, dont le doux revendique la douceur, mais j'ai commencé à le trouver lui aussi un peu trop agressif... Je n'ai pas vu un pot de moutarde dans mon frigo non plus depuis bien longtemps... Ne parlons pas pommes, oranges, desserts préférés de l'enfance, et les fruits qu'en général je m'efforce de manger AVANT le repas pour que leur digestion se fasse plus aisément.

 

Je trouve donc à présent d'autres manières de manger, et d'aimer ce que je mange, tant que je peux en profiter.
Vive les tomates et les avocats à la sauce de soja facile à digérer !


... à quelle heure on mange ? ...

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22 avril 2008

Trois films vus au cinéma à l'automne 2007

La Question Humaine de Nicolas Klotz

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affQuestionHumaine
Les méthodes des ressources humaines d'une filiale française d'une entreprise allemande, finissent par apparaître similaires à celles utilisées par les nazis dans les camps de concentration. La prise de conscience est celle d'un psychologue — Mathieu Amalric—, impliqué dans une restructuration ayant conduit à de nombreux licenciements. Le film met en évidence l'aspect policé des rapports professionnels : au début du film, le ton sonne tellement faux qu'on pourrait soupçonner un peu les acteurs, mais l'arrivée d'une séquence "vie privée" montre leur capacité au "parler naturel" auquel nous ont habitué les films — mis à part ceux de Robert Bresson.
Dans le temps laissé libre par l'entreprise, l'énergie doit sortir et l'esprit lâcher prise. La musique, pour beaucoup des personnages, remplit cette fonction. Mais elle n'est pas associée à la détente pour tout le monde. L'un des personnages — Michael Lonsdale — souffre réellement d'entendre un enregistrement de son propre quatuor, ne supporte pas le souvenir de l'apprentissage de la maîtrise de l'instrument, qui lui gâche l'écoute. Son point d'écoute centré sur sa propre performance technique, il ne peut jouir de la musique, qui ne vit à son sens, d'aucun sentiment. Le film propose avant tout une réflexion sur le point de vue, dans ses implications avec le rôle que l'homme est prêt à jouer dans une opération de sélection de masse. Il se termine par un long plan noir qui dit avec force le caractère non-représentable de l'extermination nazie évoquée par le son.
La sobriété règle l'esthétique du film, la gamme de couleur de l'entreprise est réduite aux niveaux de gris, et la dimension "spectacle" dans le film prend par moment des proportions impressionnantes : on écoute plusieurs chanteurs interpréter intégralement leur chanson, signe que la musique, c'est vraiment ça l'important. Faut-il encore apprécier le style. Quand même, c'est à l'épreuve de la voix, des voix, que le film met son spectateur. Ce n'est pas un film qui vous prend pour un débile, le sens est le plus souvent laissé à la réflexion et aux déductions du spectateur, ce qui est souvent bien. Cependant, on peut se demander à qui s'adresse véritablement le film... Les spectateurs actifs et cultivés n'y découvrent pas grande nouveauté, la sélection est éthiquement critiquable et elle l'a toujours été. Les spectateurs passifs, ou ceux qui n'ont jamais pensé à cette question — la question humaine évoque la question juive —, il faut espérer qu'il ont les pré-requis pour en prendre conscience à la vision du film. C'est un film recommandable, sérieux, et dont l'univers grisâtre illustre le pessimisme.

4 mois, 3 semaines, 2 jours de Cristian Mungiu

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aff4m3s2jMungiu
En 1987 en Roumanie, une étudiante prend en main l'avortement illégal de sa colocataire peu dégourdie. Son engagement va jusqu'à accepter de subir un rapport sexuel avec l'homme qui doit pratiquer l'intervention, puis de se débarrasser du fœtus... alors que la principale intéressée montre peu de bonne volonté pour lui faciliter la tâche. La notion de responsabilité est au centre : la blonde va jusqu'au bout d'une responsabilité qui n'est pas la sienne, et la brune se déleste de toute responsabilité. Le film se caractérise par une succession de longs plans fixes dans lesquels tout le "choquant" est laissé hors champ ou à distance ; la vision du fœtus en gros plan sur la serviette blanche étalée sur le sol de la salle de bain de l'hôtel surprend dans ce contexte. Ce ne sont pourtant pas de "beaux plans". Il sont soigneusement cadrés, cependant la photographie donne une pauvre et triste apparence aux choses et la scène n'est pas visiblement "éclairée" par un chef opérateur narcissique. Années 80 en territoire socialiste... ça pourrait aussi bien être Berlin Est. L'effet de choc de l'image du fœtus laisse planer une ambiguïté de propos : quel est le point de vue offert par le film, en fin de compte ? Le personnage principal vit une galère totale en prenant en charge la responsabilité de cet avortement, celle qui se fait avorter est une irresponsable chronique et sa grossesse est vite perçue comme la conséquence de son manque de maturité. Enfin, la vision de l'objet du crime fixe dans l'esprit du spectateur la "réalité" visuelle du corps mort et ensanglanté. Il ne s'agit pas là d'un film qui montre l'avortement comme une délivrance pour la femme, mais d'une définition de celui-ci en tant que responsabilité morale. En déterritorialisant la responsabilité de l'une à l'autre des jeunes filles, le film montre à quel point il est difficile d'avorter illégalement. L'intention de départ devait être la condamnation des conditions dans lesquelles les roumaines étaient contraintes de se faire avorter, en raison de l'interdiction légale. Cependant, la vision du fœtus porte également un autre discours : la légalisation de l'avortement, n'est finalement rien d'autre que la prise en charge de l'avortement des femmes par une équipe médicale expérimentée (c'est encore quelqu'un d'autre qui va devoir assumer la responsabilité de la réalité du corps, et sa disparition de l'espace public). L'avortement peut dés lors cesser d'être une question morale trop déchirante : il est autorisé de le pratiquer et le corps n'est pas visible. La légalisation, dans une certaine mesure, épaule les femmes dans l'épreuve, mais le cadavre existe toujours quelque part... Encore un film pas très gai, mais dont le ton n'est jamais larmoyant, contrairement à ce que laisse craindre son sujet.

Alexandra de Alexandre Sokourov

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affAlexandra
Alexandra va rendre visite à son petit-fils, soldat russe en poste à la frontière Tchétchène. Après un voyage un peu rude, elle déambule dans le camp des soldats, découvrant les armes, les hommes et les chars. Elle s'intéresse, elle interroge et s'interroge. Elle sait que son petit-fils ne sait rien faire d'autre que la guerre, s'inquiète de sa réinsertion sociale. Elle ne remet pourtant pas en cause cette guerre, et énonce même quelques convictions tranchées sur les différences entre les Russes et les Tchétchènes. Elle est dans la soumission aux états de choses, et n'agit qu'à l'affect. Son soutien aux soldats est celui qu'elle donne à son petit-fils. Elle défend aussi leur combat pour la Russie, car elle est Russe, et la ferveur du sentiment pour la terre de la patrie est inscrite dans l'âme des habitants de ce pays.
La grand-mère franchit la limite du camp et découvre en allant au marché, les ruines que sont devenues les habitations locales. Le travail des soldats qu'elle vient de quitter, elle en découvre l'autre versant. Au bord du malaise, elle est secourue par une femme qui l'accueille chez elle. Elles se lient d'amitié et, au moment du départ, Alexandra l'invite à venir la voir à Moscou. Son attitude hospitalière n'a pas modifié le fait qu'elle soit tchétchène, mais cette différence essentielle aux yeux d'Alexandra, n'est pas un frein à leur relation amicale.
Le film est assez lent, le vent souffle la poussière de la terre sèche du camp, l'image s'harmonise le plus souvent dans les tons ocres et verts. Si les visages et les gestes sont inspectés attentivement, ils restent pourtant souvent impénétrables.
La guerre en Tchétchénie, est comme toutes les guerres, faite par des hommes soutenus affectivement par leurs proches. Ceux qui font la guerre ne sont donc pas moins humains que ceux qui en sont les victimes. Cependant, l'identification affective à ce personnage de grand-mère que le film nous propose, ne conduit pas à l'adhésion des valeurs portées par les personnages. Le spectateur fait l'expérience de l'altérité et découvre une nouvelle fois que si les soldats combattent, les individus persistent à fraterniser avec l'ennemi malgré leurs principes. En s'identifiant à Alexandra tout en rejetant certains des aspects de sa personnalité, le spectateur fait l'expérience du mystère des limites de sa propre adhésion.

...à propos de cinéma...
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Des lectures et des lectures...

Après dix ans pendant lesquels j'ai pris le train une douzaine d'heures en moyenne chaque semaine... j'ai fini par avoir lu quelques trucs... ça peut être sympa d'en parler un peu et de permettre à d'autres de découvrir...

Faut que j'y réfléchisse...

...à propos de littérature...
Posté par testizousia à 11:42 - Littérature - Commentaires [4] - Permalien [#]



Des trucs et des recettes

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Pour diffuser quelques petits secrets qui facilitent la vie en cuisine, comme la goutte de citron dans les blancs d'œufs qui permet de les monter en neige en trois minutes au fouet manuel... une découverte de la cuisine moléculaire... tout un héritage à transmettre...
Il arrive également d'améliorer une recette ou d'en inventer qui méritent le détour...

Flan de Carottes au Curry



3 à 4 convives

500g de carottes épluchées et coupées en fines rondelles
1 c. à soupe d'huile d'olive
1 c. à café de curry en poudre moyennement épicé
sel

Cuire à couvert et à feu doux pendant 30 à 40 min

2 œufs entiers
sel et poivre
100g de farine blanche
30g de parmesan rapé
30g de beurre fondu

Mélanger les ingrédients au fouet ou au mixer.

Dans un plat beurré assez large et peu profond, répartir les carottes une fois cuites.
Verser ensuite le flan dans le moule.

Cuire à four chaud (6 ou 7) pendant 45 min
Servir chaud.


Variante possible :

Flan de Courgettes à la Mimolette



3 à 4 convives

500g de courgettes épluchées, épépinées et coupées en fins bâtonnets d'environ 0,5 x 4 cm
1 c. à soupe d'huile d'olive
ciboulette
ail
sel

Cuire à couvert et à feu doux pendant 15 à 20 min
Ajouter le poivre 3 à 4 min avant la fin de la cuisson

2 œufs entiers
100g de farine blanche
30g de mimolette rapée
30g de beurre fondu

Mélanger les ingrédients au fouet ou au mixer.

Dans un plat beurré assez large et peu profond, répartir les courgettes une fois cuites.
Verser ensuite le flan dans le moule.

Cuire à four chaud (6 ou 7) pendant 45 min
Servir chaud.

Déjà ça pour commencer...

 

...recette...

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Des critiques de films et des analyses de séquences

Pour partager quelques films... et réfléchir un peu sur le cinéma...

...à propos de cinéma...
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Question psychologie du malheur...

"Comment réussir à échouer
— Trouver l'ultrasolution" (1986)

de Paul Watzlawick


L'ouvrage de Paul Watzlawick permet de prendre conscience de quelques mécanismes pleins de bonnes intentions, qui conduisent l'être humain à une forme certaine de souffrance psychologique.

On peut retenir (et tester) quelques idées exposées par l'auteur :
Accepter son destin et adapter ses règles de conduite au sens du vent (il faut apprendre à prendre le vent en poupe) et ne pas faire la sourde oreille à sa propre raison.

Ne pas glorifier le passé (par exemple, à l'adolescence : les regrets de l'enfance et les craintes de l'avenir). Au niveau des relations affectives, établir une relation différente avec chacun (réellement, pas simplement en apparence). Il ne faut pas regarder derrière car cela empêche de voir le présent (question de point de vue).

Ne pas se repentir, ce qui est fait est fait. Ne pas bouder aujourd'hui les désirs anciens, ne pas inverser les valeurs (des innovations passées positives ne doivent pas être considérées comme cause du malheur présent). Ne pas faire porter la responsabilité de notre malheur à des forces échappant à notre maîtrise.

Ne pas conserver les solutions qui ont été autrefois les meilleures : ne pas insister. C'est la solution qui n'est pas bonne, pas sa mise en application.

Pratiquer l'autosuggestion positive. Ne pas concentrer son attention sur les détails, ne pas chercher à établir des liens rationnels entre des coïncidences finalement banales. Se mettre à l'épreuve du réel.

Ne pas perpétuer de conduite d'évitement (qui empêche à tout jamais de savoir si le danger continue d'exister). Quelle quantité de risques doit-accepter d'encourir ?

La crainte d'une pénurie entraîne la création de stocks qui crée la pénurie annoncée :

"Une idée, pour peu qu'on s'y accroche, avec une conviction suffisante, qu'on la caresse et la berce avec soin, finira par produire sa propre réalité."

Ne pas choisir un but sublime qui empêche d'arriver (de réussir). Ne pas craindre le désenchantement qui pourrait découler de la réussite.

Dans les relations avec les autres, ne pas confondre le niveau Objet (la soupe) et le niveau Relation (l'amour avec lequel elle a été préparée).

Ne pas lire dans la pensée des autres (ne pas savoir mieux que l'autre ce qu'il éprouve).

Ne pas placer les autres devant une alternative illusoire (le choix entre deux possibilités qui sont également critiquables). Dans le cas où l'on est soi-même soumis à ce genre d'alternative, il faut rejeter les deux propositions.

Il ne faut pas demander un second service à quelqu'un qui est en train de vous en rendre un premier.

Il ne faut pas utiliser un humour ambigu pour dire des choses qui devraient être prises au pied de la lettre... (et reprocher aux autres de n'avoir pas su choisir comment interpréter le message).

Ne pas hiérarchiser ses exigences avec une nouvelle mise en question à chaque assurance reçue (comme par exemple : "Est-ce que tu m'aimes ? — Oui — Vraiment ? — Oui vraiment — Vraiment vraiment ?").

Ne pas demander aux autres d'être spontanés (c'est impossible car ils obéiraient alors à un ordre).

Ne pas se dire qu'on n'a pas le droit, ou qu'on n'a pas raison d'être triste (sinon, la dépression augmente).

Ne pas demander aux autres de se souvenir ou d'oublier.

Ne pas demander un cadeau puis affirmer être déçu de ne l'avoir eu que parce qu'on l'a demandé.

Ne pas demander aux autres ce qu'ils aiment en nous (leurs raisons vont nous déplaire). Il faut se demander, et non leur demander ; et il faut accepter avec simplicité et gratitude ce que la vie peut nous offrir à travers l'affection d'un partenaire.

Se considérer indigne d'être aimé, c'est jeter le discrédit sur ceux qui nous aiment.

La "collusion" c'est la relation donnant-donnant. Question : pourquoi autrui voudrait jouer ce rôle ?
1. C'est celui qu'il désire jouer pour lui-même.
2. C'est pour la rétribution qu'il reçoit pour ce service qu'il me rend.

Enfin, Paul Watzlawick cite "Les Possédés" de Dostoievski :
"Tout est bien... Tout. L'homme est malheureux parce qu'il ne sait pas qu'il est heureux. Ce n'est que cela. C'est tout, c'est tout ! Quand on le découvre, on devient heureux aussitôt, à l'instant même."

Pour que chacun(e) puisse en faire bon usage...

...la vie en rose...
Posté par testizousia à 10:36 - Psychologie - Commentaires [2] - Permalien [#]



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