testizousia

Certaines choses doivent être dites... ou écrites... elles peuvent aussi être lues... et commentées...

22 avril 2008

Question psychologie du malheur...

"Comment réussir à échouer
— Trouver l'ultrasolution" (1986)

de Paul Watzlawick


L'ouvrage de Paul Watzlawick permet de prendre conscience de quelques mécanismes pleins de bonnes intentions, qui conduisent l'être humain à une forme certaine de souffrance psychologique.

On peut retenir (et tester) quelques idées exposées par l'auteur :
Accepter son destin et adapter ses règles de conduite au sens du vent (il faut apprendre à prendre le vent en poupe) et ne pas faire la sourde oreille à sa propre raison.

Ne pas glorifier le passé (par exemple, à l'adolescence : les regrets de l'enfance et les craintes de l'avenir). Au niveau des relations affectives, établir une relation différente avec chacun (réellement, pas simplement en apparence). Il ne faut pas regarder derrière car cela empêche de voir le présent (question de point de vue).

Ne pas se repentir, ce qui est fait est fait. Ne pas bouder aujourd'hui les désirs anciens, ne pas inverser les valeurs (des innovations passées positives ne doivent pas être considérées comme cause du malheur présent). Ne pas faire porter la responsabilité de notre malheur à des forces échappant à notre maîtrise.

Ne pas conserver les solutions qui ont été autrefois les meilleures : ne pas insister. C'est la solution qui n'est pas bonne, pas sa mise en application.

Pratiquer l'autosuggestion positive. Ne pas concentrer son attention sur les détails, ne pas chercher à établir des liens rationnels entre des coïncidences finalement banales. Se mettre à l'épreuve du réel.

Ne pas perpétuer de conduite d'évitement (qui empêche à tout jamais de savoir si le danger continue d'exister). Quelle quantité de risques doit-accepter d'encourir ?

La crainte d'une pénurie entraîne la création de stocks qui crée la pénurie annoncée :

"Une idée, pour peu qu'on s'y accroche, avec une conviction suffisante, qu'on la caresse et la berce avec soin, finira par produire sa propre réalité."

Ne pas choisir un but sublime qui empêche d'arriver (de réussir). Ne pas craindre le désenchantement qui pourrait découler de la réussite.

Dans les relations avec les autres, ne pas confondre le niveau Objet (la soupe) et le niveau Relation (l'amour avec lequel elle a été préparée).

Ne pas lire dans la pensée des autres (ne pas savoir mieux que l'autre ce qu'il éprouve).

Ne pas placer les autres devant une alternative illusoire (le choix entre deux possibilités qui sont également critiquables). Dans le cas où l'on est soi-même soumis à ce genre d'alternative, il faut rejeter les deux propositions.

Il ne faut pas demander un second service à quelqu'un qui est en train de vous en rendre un premier.

Il ne faut pas utiliser un humour ambigu pour dire des choses qui devraient être prises au pied de la lettre... (et reprocher aux autres de n'avoir pas su choisir comment interpréter le message).

Ne pas hiérarchiser ses exigences avec une nouvelle mise en question à chaque assurance reçue (comme par exemple : "Est-ce que tu m'aimes ? — Oui — Vraiment ? — Oui vraiment — Vraiment vraiment ?").

Ne pas demander aux autres d'être spontanés (c'est impossible car ils obéiraient alors à un ordre).

Ne pas se dire qu'on n'a pas le droit, ou qu'on n'a pas raison d'être triste (sinon, la dépression augmente).

Ne pas demander aux autres de se souvenir ou d'oublier.

Ne pas demander un cadeau puis affirmer être déçu de ne l'avoir eu que parce qu'on l'a demandé.

Ne pas demander aux autres ce qu'ils aiment en nous (leurs raisons vont nous déplaire). Il faut se demander, et non leur demander ; et il faut accepter avec simplicité et gratitude ce que la vie peut nous offrir à travers l'affection d'un partenaire.

Se considérer indigne d'être aimé, c'est jeter le discrédit sur ceux qui nous aiment.

La "collusion" c'est la relation donnant-donnant. Question : pourquoi autrui voudrait jouer ce rôle ?
1. C'est celui qu'il désire jouer pour lui-même.
2. C'est pour la rétribution qu'il reçoit pour ce service qu'il me rend.

Enfin, Paul Watzlawick cite "Les Possédés" de Dostoievski :
"Tout est bien... Tout. L'homme est malheureux parce qu'il ne sait pas qu'il est heureux. Ce n'est que cela. C'est tout, c'est tout ! Quand on le découvre, on devient heureux aussitôt, à l'instant même."

Pour que chacun(e) puisse en faire bon usage...

...la vie en rose...
Posté par testizousia à 10:36 - Psychologie - Commentaires [2] - Permalien [#]



Commentaires

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...un peu reconnue




Beaucoup de mots.
Pas de doutes, on sait à qui l'on a affaire.
Une personne sûre d'elle, sans aucun doute et avec beaucoup d'amis à en croire les infos contenues dans la partie psycho. A quand l'application de ce grands et beaux principes de la vie parfaite, dans un monde parfait...

Posté par Cathy, 22 avril 2008 à 20:54




un monde parfaitement courbe... comme l'espace-temps et duquel nous avons une perception faussée...

((6)-
/———; }+ )
/ ((9)-

Posté par testizousia, 15 juin 2008 à 14:08


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